Publié le 1 février 2026 Mis à jour le 30 janvier 2026

Chaque mois, le Service de Prévention et de Santé au Travail met en avant un thème de prévention. C’est l’occasion de partager quelques informations et de rappeler que l’équipe du SPST reste disponible pour échanger sur ces sujets. En février, on met l'accent sur le handicap invisible.

Le handicap invisible, c’est quoi ?

Le handicap invisible est un handicap qui n’est pas apparent à première vue et, par conséquent, qui est difficilement voire non détectable si la personne concernée n’en parle pas.

Au quotidien, cela signifie qu’une personne peut rencontrer des difficultés sans que son entourage professionnel ou personnel, et même parfois la personne elle-même, puisse faire le lien avec une situation de handicap.

Pour autant, les conséquences d’un handicap invisible au travail ou dans la vie personnelle peuvent être multiples, et toutes aussi importantes et variées que celles des handicaps visibles.

Ces handicaps étant invisibles, ils peuvent parfois générer une incompréhension de la part des collègues, mais aussi des doutes quant à l’existence de difficultés rencontrées par la personne à son poste de travail, voire des remarques déplacées.

Certaines personnes préfèrent dissimuler leur handicap, par peur du regard des autres et de la stigmatisation possible.

80% des handicaps sont considérés comme des handicaps invisibles

80% des handicaps sont considérés comme invisibles en France, soit près de 10 millions de personnes concernées.

Ces situations de handicap renvoient à une grande diversité de situations, d’où l’importance d’employer le pluriel lorsqu’on parle des situations de handicaps invisibles.

Il peut s’agir de troubles liés à une maladie invalidante (cancer, fibromylagie, crises d’épilepsie...), d’un trouble sensoriel (auditif ou visuel), ou bien d’ordre neurodéveloppemental, psychique, cognitif, mental, etc.

Pour les agents qui le souhaitent et qui n’en disposent pas, il est possible d’entreprendre une démarche de Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du département de résidence de la personne.

Cette démarche permettra à l’agent de bénéficier, si besoin, de mesures ou de dispositifs spécifiques venant compenser les conséquences de la situation de handicap au travail (aménagement de poste, apprentissage d’un logiciel ou d’une technique spécifique, aide humaine, transport adapté entre le domicile et le travail, interprétariat, accompagnement médico-social et soutien professionnel etc.).