Publié le 1 juillet 2026 Mis à jour le 11 juin 2026

Chaque mois, le Service de Prévention et de Santé au Travail met en avant un thème de prévention. C’est l’occasion de partager quelques informations et de rappeler que l’équipe du SPST reste disponible pour échanger sur ces sujets. En juillet, on met l'accent sur le sommeil.

Sommeil et récupération : des alliés essentiels pour la santé au travail

Dormir pour mieux vivre et mieux travailler

Le sommeil est un besoin fondamental. Pourtant, près d'un adulte sur trois déclare souffrir de troubles du sommeil ou d'une qualité de sommeil insuffisante. Dans un environnement professionnel où les sollicitations sont nombreuses, le sommeil constitue un véritable facteur de santé, de bien-être et de performance.

Au travail, les périodes de forte activité, les échéances administratives, les projets de recherche, le télétravail ou encore l'hyperconnexion peuvent parfois perturber les rythmes de sommeil et favoriser la fatigue.

Prendre soin de son sommeil, c'est préserver sa santé physique, mentale et professionnelle.

Le saviez-vous ?

Un adulte a généralement besoin de 7 à 9 heures de sommeil par nuit.
Une nuit écourtée peut diminuer l'attention, la concentration et les capacités de mémorisation dès le lendemain.
Le sommeil joue un rôle essentiel dans :

· la récupération physique ;

· la gestion du stress ;

· la régulation des émotions ;

· les apprentissages et la mémoire ;

· le fonctionnement du système immunitaire.

Quels sont les effets d'un manque de sommeil ?

Une dette de sommeil, même modérée mais répétée, peut avoir des conséquences sur la vie professionnelle :

· fatigue persistante ;

· difficultés de concentration ;

· baisse de vigilance ;

· augmentation du risque d'erreurs ;

· irritabilité et tensions relationnelles ;

· diminution de la motivation ;

· risque accru d'accident lors des déplacements.

Lorsque ces difficultés s'installent dans la durée, elles peuvent également avoir un impact sur la santé cardiovasculaire, métabolique et psychologique.

Comment favoriser un sommeil réparateur ?

Adopter des horaires réguliers

Le corps apprécie la régularité. Se coucher et se lever à des horaires proches chaque jour permet de renforcer les rythmes biologiques.

Limiter les écrans avant le coucher

Ordinateurs, téléphones et tablettes diffusent une lumière qui peut retarder l'endormissement. Il est conseillé de réduire leur utilisation dans l'heure précédant le coucher.

Privilégier une activité physique régulière

La pratique d'une activité physique contribue à améliorer la qualité du sommeil et à réduire le stress.

Faire attention aux excitants

Café, thé, boissons énergisantes et nicotine peuvent perturber l'endormissement lorsqu'ils sont consommés en fin de journée.

Créer un environnement propice au sommeil

Une chambre calme, sombre, fraîche et bien ventilée favorise la récupération.

Hyperconnexion : savoir déconnecter

Les outils numériques facilitent le travail et les échanges, mais ils peuvent également prolonger l'activité professionnelle au-delà des horaires habituels.

Préserver des temps de déconnexion est essentiel pour permettre au cerveau d'entrer progressivement dans une phase de récupération.

Quelques pistes :

· désactiver les notifications non urgentes ;

· éviter la consultation des courriels professionnels le soir ;

· instaurer une routine de fin de journée ;

· privilégier des activités relaxantes avant le coucher.

Quand faut-il consulter ?

Il est recommandé de demander conseil à un professionnel de santé en cas de :

· difficultés d'endormissement fréquentes ;

· réveils nocturnes répétés ;

· fatigue persistante malgré un temps de sommeil suffisant ;

· somnolence importante dans la journée ;

· ronflements importants ou pauses respiratoires observées pendant le sommeil.
 

Pour aller plus loin :

- Assurance Maladie - Comprendre les troubles du sommeil
- Santé publique France - Le sommeil 
- Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV)
- Réseau Morphée


 

Exercice :

Pendant une semaine, notez votre heure de coucher, votre heure de réveil et votre niveau de fatigue dans la journée.

Cette observation simple permet souvent d'identifier certaines habitudes susceptibles d'améliorer la qualité du sommeil et la récupération.